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| | Evene - Sélection Livres | |
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| | Romans, beaux livres, B.D., pratiques, poches ... les nouveautés à ne pas manquer. | |
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| | Je t'aurai | | 21/02/2012 09:58:43 |
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| |  Grand Rapids, petite bourgade tranquille du Minnesota. Callie, un bébé de onze mois, disparaît. Aux yeux de la police, de la presse et de la famille, son père n'y est peut-être pas étranger.La même nuit, Kasey Kennedy, agent de police, est témoin d'un meurtre sanglant. Le tueur, qui n'en est pas à son coup d'essai, n'apprécie guère d'avoir été dérangé en pleine action. Il est bien décidé à mettre la main sur Kasey pour jouer un peu avec elle… Jonathan Stride se retrouve chargé des deux enquêtes pour le prix d'une. Y aurait-il un lien entre ces affaires ?En bonus dans ce livre, une fin alternative imaginée par Brian Freeman pour vous faire frissonner plus longtemps ! | |
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| | Il faudrait s'arracher le coeur | | 30/11/2011 00:47:18 |
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| |  La vie retrouvée "Pourquoi je me souviens si bien de ce soir-là ?" Pour le narrateur de ce roman, le passé n'a pas disparu, au contraire. A travers trois histoires où il raconte comment ceux qu'il aimait l'ont quitté ou plutôt délaissé, il fait revivre ses années de jeunesse lorsqu'il attendait que la vie, la vraie, veuille bien cogner à sa porte. La première histoire est une histoire d'amitié, celle de sa relation avec deux amis qui se suicident ou cherchent à le faire. La deuxième raconte le départ du jour au lendemain du père, et les rencontres en pointillés qui suivront cette désertion. La dernière raconte le dernier déménagement de Anna, la grand-mère, et la fin d'un monde. Avec un sens du détail déchirant, Dominique Fabre écrit un grand livre sur l'impossibilité d'oublier : les grands moments mais, aussi, les petites choses qui à votre insu vous marquent et vous modèlent à jamais. Tout en modestie et retenue, Dominique Fabre livre ici un roman aux accents modianesques. | |
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| | Le Chapeau de Mitterrand | | 11/01/2012 23:36:40 |
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| |  Un soir à Paris, Daniel Mercier, comptable, dîne en solitaire dans une brasserie, quand un illustre convive s'installe à la table voisine : François Mitterrand. Son repas achevé, le Président oublie son chapeau, que notre Français moyen décide de s'approprier en souvenir. Il ignore que son existence va en être bouleversée. Tel un talisman, ce célèbre feutre noir ne tarde pas à transformer le destin du petit employé au sein de son entreprise. Daniel aurait-il percé le mystère du pouvoir suprême ? Hélas, il perd à son tour le précieux objet qui poursuit sur d'autres têtes son voyage atypique au sein de la société française des années 1980. Cette fable pleine d'esprit et de malice possède comme le fameux chapeau un charme mystérieux - celui de ressusciter une époque et, surtout, de mettre au jour à travers une galerie de personnages notre rêve commun : voir s'accomplir par magie nos désirs les plus secrets. | |
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| | Attachée | | 30/11/2011 00:56:54 |
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| |  A 46 ans, Jean Hubbard a réussi sa vie professionnelle. Journaliste spécialisée dans les problèmes de santé elle est mariée avec Mark, brillant directeur d'une agence de publicité. Sans problèmes, libres, riches, en pleine réussite professionnelle, ils décident de lever le pied et de partager leur temps entre Londres et un paradis tropical de l'océan Indien. Mais l'harmonie quotidienne vole en éclats lorsque Jean découvre un mail provocant envoyé par le bureau londonien de Mark. Au lieu de poser directement la question à son mari, Jean cherche sur le Web "Chose 2", une Australienne de 26 ans, et découvre des photos érotiques de l'hypothétique maîtresse. En proie à un mélange de curiosité, de jalousie, de masochisme et de dépendance, Jean se lance dans une correspondance avec Giovanna, Chose 2, en se faisant passer pour Mark. En un crescendo dramatique Isabel Fonseca compose un tableau subtil et surprenant de la cinquantaine, en montrant que la maturité et le succès n'amènent pas nécessairement l'assurance ou un équilibre émotionnel. Un roman très réussi, sagace et juste. | |
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| | Echapper aux tueurs | | 03/11/2011 23:30:43 |
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| |  Les tueurs : l'ennemi mortel qui rôde dans un monde affadi ou pétrifié par la technique. A cet ennemi s'opposent la légèreté, la rêverie, la montagne, le dépaysement, les jeunes étrangères, l'amitié, et tout ce lui permet, selon Kafka, un " bond hors du rang des meurtriers ". | |
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| | La Séquence de l’énergumène | | 10/01/2012 14:22:22 |
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| |  « Mais notre véritable
star s’appelait Gabriel Matzneff. À force d’irriter les lecteurs,
Gabriel Matzneff avait fini par les fasciner : devenu collaborateur
régulier de nos tribunes libres, on ne pouvait plus s’en passer. Il
manquait, cependant, une corde à son arc : pourquoi ne pas confier à
Matzneff la télévision ? Combat, qui n’accordait guère de place au
petit écran, aurait ainsi une chronique libre, dont le point de départ
serait toujours une émission, un débat ou, au besoin, une intrigue de
couloir. La Séquence de Gabriel Matzneff fait partie des points d’orgue
de ces années folles. »
(Henry Chapier, Quinze ans de « Combat »)
Le général de Gaulle règne sans état d’âme sur une
télévision aux ordres. À la veille de la première élection
présidentielle au suffrage universel de la Ve République, le jeune
Gabriel Matzneff, frondeur et partisan de François Mitterrand, ferraille
sans trêve contre le pouvoir, persifle la bêtise des divertissements
dont celui-ci ahurit le peuple. Un bouquet de joyeux duels qui, en 2012,
n’a rien perdu de son actualité politique, libertaire. | |
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| | La ligne de courtoisie | | 04/01/2012 15:42:00 |
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| |  Incapable de lire les rapports humains autrement que sous l'angle de
l'indifférence ou du vil intérêt de l'une ou l'autre des parties en
présence, le narrateur s'entête, tout au long d'une errance de
rencontres qui le mènera jusqu'en Inde du sud, à se montrer obligeant
avec tout le monde et en toute circonstance. Il faudra à notre héros une
épreuve supplémentaire de patience aux guichets de la Poste pour
admettre enfin que la courtoisie, ce n'est pas ce que l'on demande à un
homme pour mériter l'attention d'autrui.
Dans ce nouveau roman Nicolas Fargues, se saisissant d'un personnage en
rupture de ban qui décide de tout quitter de sa vie française pour
tenter une renaissance en Inde, explore une fois encore ces tendances à
la pusillanimité et parfois à une certaine forme de servilité qu'ont la
plupart de ses héros. Sans complaisance mais avec une lucidité qui
confine à la cruauté entomologique, et en s'offrant aussi les joies d'un
exercice de style peu banal. | |
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| | Place de la Trinité | | 09/01/2012 10:35:36 |
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| |  Adrien aime Emma, une femme mariée qui se refuse à lui depuis trois ans.
Ne la voyant pas venir à leur rendez-vous rituel, il décide de
l'attendre, le temps nécessaire, dans son quartier, à Toulouse.
Arpentant les boutiques et cafés, il croise ses amis, organise ses
rendez-vous professionnels, suit l'actualité et se lance dans la
politique locale. Mais seuls ses sentiments pour Emma l'obsèdent. | |
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| | Danse avec Nathan Golshem | | 05/01/2012 00:14:13 |
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| |  Tous les ans, à la première lune de l'automne, Djennifer Goranitzé se rend au bord de la mer, sur une immense décharge d'ordures où le corps de son mari a été jeté par les militaires. Elle se repose après les épreuves de son voyage qui a duré des semaines. Et ensuite, elle appelle son mari, Nathan Golshem. Elle l'appelle pendant des jours et des nuits, elle frappe la terre avec les pieds, avec des morceaux de ferraille, avec les mains, elle danse. Elle construit pour eux deux une hutte avec des débris, pour qu'ils soient de nouveau ensemble, pour qu'une fois encore ils se retrouvent et partagent du temps amoureux, des souvenirs inventés et de la mémoire amoureuse. Elle danse jusqu'au sang, jusqu'à ce que Nathan Golshem revienne du néant et s'allonge sous la hutte. Il n'y a personne sur la côte, seulement quelques chiens et des mouettes. Très loin le chuchotement des vagues brise le silence. Djennifer Goranitzé et son mari ferment les yeux sous le ciel étoilé et, de nouveau, ils se parlent et ils plaisantent. Avec une bonne humeur qu'aucune lamentation ne vient contrarier, ils évoquent leurs camarades d'infortune, les combats constamment perdus, les martyrs, les déroutes, les crimes dont ils ont été témoins, victimes ou coupables. Ils rient, ils s'aiment, ils ne savent plus très bien à quel niveau de vérité ou de mensonge se situent leurs anecdotes terribles. Ils échangent tout. Il n'y a plus entre eux ni mémoire, ni absence de mémoire. Seule persiste la danse des corps, des paroles et des morts en face de la nuit. Seule cette obstination de l'amour : la danse de l'éternel retour. | |
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| | Sur les jantes | | 02/12/2011 23:36:54 |
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| |  " Je suis Berl Pickett, le Dr Berl Pickett. Mais je signe chèques et documents "I. B. Pickett", et il faut sans doute que je m'en explique. Ma mère, une femme énergique s'il en fut, ardente patriote et chrétienne évangélique, choisit mes prénoms en l'honneur du compositeur de God Bless America. C'est ainsi que je m'appelle en réalité Irving Berlin Pickett, et que je suis parfaitement conscient du caractère ridicule de mon nom. Mon père aurait préféré "Lefty Frizzell Pickett", et c'eût été encore pire. En tout état de cause, mon nom, comme ma vie même, a quelque chose d'une reprise, d'un emprunt, difficile à contester. " Sur les jantes est sans doute le roman le plus tendre, le plus subtil de Thomas McGuane depuis longtemps. Berl Pickett est médecin à Livingston, petite ville du Montana. Il y mène une vie plutôt calme jusqu'au jour où, pensant venir en aide à l'une de ses amies, il s'efforce de camoufler sa tentative de suicide. C'est le début d'une série de péripéties complexes puisque, lorsque cette dernière succombe à ses blessures, il devient le principal suspect, se voit interdit d'exercer et encourt le risque d'être poursuivi pour non assistance à personne en danger. Disposant désormais de beaucoup de temps libre, Berl reprend son activité antérieure : peintre en bâtiments. Entre les missions qui lui sont confiées, il a tout loisir pour se replonger sur son passé et se remémorer les événements qui ont marqué son passage à l'âge adulte : comment, à l'âge de 14 ans, sa tante l'a initié à la vie amoureuse en se chargeant de lui apprendre les choses de la vie ; le comportement de sa mère, profondément conditionné par ses croyances : " Sa religion avait entouré ma mère d'une impénétrable réalité, et la guerre avait eu le même effet sur mon père. J'éprouvais le sentiment qu'au fond j'avais toujours été seul depuis ma naissance. " ; le médecin qui, très tôt, a repéré le potentiel en lui et grâce auquel il a trouvé sa voie professionnelle ; les aventures qu'il a eues avec quelques femmes : Jocelyn, une pilote aux activités suspectes dont il s'est pris de passion, et une collègue, Jinx Mayhall, beauté tranquille qui le déconcerte par les questions insidieuses et sans motif qu'elle lui pose incessamment : " Elle soupirait sans arrêt et paraissait troublée. Finalement, elle tendit la main et prit la mienne. J'aurais du mal à décrire ce que je ressentis : le souffle coupé, je fixai droit devant moi les collines désertes couvertes d'armoise. Elle me lâcha la main et reposa la sienne sur le volant. Je lui demandai à quoi elle pensait et elle répondit : "Au car de ramassage scolaire". " ou encore : " C'était dommage, parce que j'étais un homme de nature affectueuse qui tombait facilement amoureux, et j'aurais pu connaître des expériences enrichissantes si je ne m'étais pas constamment méfié aux moments les plus agréables. " Face aux manoeuvres vengeresses du directeur administratif de la clinique où il travaille, l'accusation qui pèse sur lui de non assistance à personne en danger, les activités louches et inquiétantes de l'aviatrice, et surtout les conséquences d'une affaire où il a poussé au suicide le mari assassin d'une de ses patientes, Berl, poursuivi par la calomnie et abandonné par presque tous ses collègues et amis, s'efforce de prendre de la distance vis-à-vis des différentes épreuves de son existence. Entre comédie et tragédie, McGuane ancre son récit dans une région qu'il connaît bien pour l'avoir lui-même traversée, ce qui lui permet de mettre l'accent sur les décalages au sein d'une société disparate et moderne où l'on réalise que son héros est coupé du monde, qu'en voulant prendre un avion le 11 septembre 2001 ce n'est que lorsqu'il arrive à l'aéroport qu'on lui dira que les vols sont suspendus. Si la satire des égoïsmes est partout présente, le rire le dispute à l'émotion, comme toujours chez McGuane, exprimée en demi-teintes, mais néanmoins palpable. | |
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| | La splendeur des âmes | | 02/02/2012 23:37:03 |
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| |  Issue de la bonne société new-yorkaise, Européenne d'adoption, elle passa une grande partie de sa vie en France, Edith Wharton n'a pas cessé de jeter un regard critique, voire féroce, sur un milieu qu'elle connaissait bien ni de témoigner d'une compassion humaniste pour les malheurs de ses contemporains. Les femmes sont au coeur de son oeuvre : femmes prisonnières de leur éducation, du carcan social, du pouvoir de l'argent, de leurs passions contrariées ou refoulées, femmes piégées dans un monde d'hommes. Celle que son ami Henry James appelait "l'ange de la dévastation" a su décrire la splendeur et la misère des âmes avec une liberté qui fait d'elle une pionnière de la modernité en littérature. | |
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| | Fritz Lang au travail | | 17/10/2011 22:00:00 |
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| |  L'ouvrage de référence sur le cinéaste allemand Fritz Lang (1890-1976), par Bernard Eisenschitz, éminent critique et historien de cinéma. Une étude complète et richement illustrée de l'oeuvre du réalisateur, organisée de manière chronologique, des premiers films expressionnistes allemands aux derniers films noirs américains. Quatre focus mettent l'accent sur un aspect d'un film, un thème ou un genre. Explore tous les chefs-d’oeuvre de Lang, dont Metropolis (1927), M le Maudit (1931), Règlement de comptes (1953) et La Cinquième Victime (1956). Une iconographie exceptionnelle, provenant des archives de Lang à travers le monde : photographies de plateaux, de tournages, affiches, storyboards, dessins et scripts annotés, dont certains inédits. La publication de l'ouvrage coïncidera avec l exposition Metropolis de la Cinémathèque française (le 17 octobre 2011), accompagnée d'une rétrospective de Lang. Bernard Eisenschitz est historien du cinéma et traducteur de films et de livres. Rédacteur en chef de la revue Cinéma de 2001 à 2007, il est aussi l'auteur de nombreux ouvrages, notamment Fritz Lang la mise en scène (dir., 1993), Gels et Dégels : une autre histoire du cinéma soviétique, 1926-1968 (dir., 2000), Le Cinéma allemand (1999, 2008). | |
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| | Paris, portrait of a city | | 30/11/2011 00:48:06 |
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| |  Bâtie sur deux mille ans d'histoire, la ville de Paris vit depuis maintenant plus de deux cents ans une histoire d'amour avec la photographie. C'est sur les berges de la Seine que Niepce et Daguerre donnèrent officiellement naissance à cette nouvelle forme artistique qui s'est sans cesse épanouie depuis, développant ses codes propres et devenant ainsi un nouvel outil de connaissance. Paris, Portrait of a City nous guide au fil des rues de celle que Goethe décrivait comme "une cité universelle où chaque pas fait sur un pont ou sur une place fait surgir un passé glorieux, où chaque coin de rue recèle un fragment de l'Histoire". Cette histoire est ici racontée en images, depuis les premiers clichés de Daguerre aux photographies les plus récentes. Paris peut en effet s'enorgueillir d'être la seule ville au monde dont les archives recensent presque en intégralité plus d'un siècle et demi de transformations. Ce panorama exhaustif de plus de 600 pages et autant de clichés fait de Paris, Portrait of a City un ouvrage unique. Ce livre mêle le passé et le présent, les monuments comme les bâtiments plus modestes, les objets et les gens. Grâce à des photos prises par les photographes les plus illustres - Daguerre, Marville, Atget, Lartigue, Brassaï, Kertész, Ronis, Doisneau, Cartier-Bresson et bien d'autres - mais aussi par de nombreux amateurs anonymes, ces pages montrent les péripéties d'une comédie humaine à l'échelle de l'histoire. Ces images visent à saisir un peu de cette atmosphère parisienne, de cette poésie particulière propre aux pierres et aux habitants d'une ville en évolution constante, et qui a inspiré un nombre incalculable d'écrivains et d'artistes au fil du temps. Paris, Portrait of a City est un recueil passionnant d'images anciennes et contemporaines, une étude détaillée et unique qui n'est ni plus ni moins qu'une sorte d'album de famille de la vie parisienne. C'est en effet aux habitants et aux amoureux de cette ville majeure que s'adresse ce témoignage vibrant, tendre et affectionné. | |
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| | Les raisons de mon crime | | 01/01/2012 23:37:09 |
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| |  Marianne, la narratrice, reçoit le coup de fil de sa cousine Martine, avec qui elle a eu dans son enfance une relation violente et passionnée et qu'elle a complètement perdue de vue. Aussitôt, Marianne éprouve le désir d'écrire un livre sur Martine. Devenue alcoolique, elle vit à Fontainebleau avec un mari lui aussi alcoolique, Lucien. Elle vote pour le Front national, a une fille qu'elle déteste et appelle « la Chiasse ». Martine, plus âgée que Marianne de quelques années, exerçait jadis sur sa cousine une fascination dont elle savait user. Peu à peu, au fil des visites à Fontainebleau, Marianne se sent à nouveau possédée par Martine, qui a accepté l'idée d'un livre sur sa vie mais entend en diriger la rédaction. Elle raconte à Marianne l'histoire de sa grand-mère et surtout de sa mère, Biquette, qui a enterré sept amants
Marianne, à la fois choquée, bouleversée et fascinée par la façon de penser et d'être de Martine et Lucien, se sent irrépressiblement attirée par cette femme qui se livre brutalement à elle et qui la manipule. Elle se met à boire comme eux, résiste difficilement à cette attraction vertigineuse. « Je suis déchirée, Martine me déchire, et elle est forte au point qu'elle me fait douter de qui je suis vraiment. Je n'ai ressenti cet effondrement devant aucun autre être. Ma cousine m'empoisonne, me guette et me surprend. Le même sang coule dans nos veines, le même poison, la même saloperie d'exister. » « Ecrire », explique un jour Marianne à sa fille dans une tentative de définir son travail d'écrivain, « c'est inventer ce qui existe ». Nous sommes, comme souvent chez Nathalie Kuperman, à la lisière entre la fiction et l'autobiographie. Il faut dire que les personnages ici décrits, Martine et sa mère, sont impressionnants de brutalité, presque de sauvagerie, et pourtant touchants par leur franchise, leurs blessures. Un livre fort, qui dérange et intrigue. | |
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| | Claustria | | 06/01/2012 23:40:33 |
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| |  Platon, le mythe de la caverne. Des prisonniers qui ne verront jamais de la réalité que des ombres d'humains projetées sur la paroi de la grotte où ils sont enchaînés. Dans le souterrain les enfants n'ont vu de l'extérieur que les images tombées du ciel qui leur parvenaient par le câble de l'antenne. Le mythe a traversé vingt-quatre siècles avant de s'incarner dans cette petite ville d'Autriche avec la complicité d'un ingénieur en béton et celle involontaire de l'Écossais John Baird qui inventa le premier téléviseur en 1926.Régis Jauffret | |
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| | La chair du temps | | 04/01/2012 15:30:17 |
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| |  « Le 11 mars 2011, lorsque je suis revenue dans ma maison des champs,
j’ai découvert que des cambrioleurs étaient passés et qu’ils avaient
emporté deux grandes malles dans lesquelles j’avais rangé tout mon passé
: plusieurs décennies de journaux intimes, vingt ans de carnets de
travail, toutes mes photos et ma correspondance. En somme, situation
sans exemple en temps de paix, je venais de perdre la totalité de ma
mémoire. Étrange deuil à traverser : j’étais celle qui avait perdu son
bien le plus précieux et, en même temps, ce qui était perdu était…
moi-même. Face à dépouillement si radical, à tristesse si atroce, le
soir de ma découverte j’ai commencé à tenir le journal de ma perte pour
essayer de l’assimiler. Qu’est-ce donc que la mémoire ? Et l’oubli ?
Pourquoi être si attachée à des journaux intimes ? Qu’est-ce que j’avais
perdu en perdant toutes les lettres d’amour ? Qu’est-ce que le présent ?
Etc. Chaque fois la réponse tenait à la nature de cette sorte d’écrits :
liés au vivant, à l’individu, au singulier, ils sont comme la chair du
temps, périssables et pour cela même infiniment précieux. Il fallait
résister à la mélancolie. Je lui ai opposé le désir du livre. Belinda Cannone | |
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| | Notre nuit tombée | | 05/01/2012 00:07:29 |
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| |  En rentrant chez lui un soir, Marc Chalgrin trouve son appartement désert. Liv, sa femme, a disparu. Inexplicablement. L'a-t-elle quitté ? Lui est-il arrivé malheur ? Les jours passent. Liv ne revient pas. Dans les pièces gagnées par l'obscurité, Marc dérive. Il s'isole, abandonne son travail. L'absence résonne en lui jusqu'au vertige. Il soupçonne son meilleur ami. Frôle une passante dont la silhouette, si proche de celle sa femme, le trouble. Scrute les petites annonces, comme si elles recelaient de mystérieux signaux : Paris devient un jeu de fausses pistes, une ville tout entière hantée par la disparue. Pour se convaincre qu'il n'a pas rêvé sa femme, Marc ressuscite ses plus chers souvenirs, mais Liv s'y dilue peu à peu. Le doute s'installe et cet envoûtement par le vide nous gagne par petites touches, dans un crescendo virtuose
jusqu'au dérèglement final. Dans une langue très inventive, Notre nuit tombée nous parle de cette sourde proximité entre la folie et le visage le plus quotidien de l'amour. | |
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| | Enjoy | | 06/01/2012 23:48:56 |
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| |  Charles Valérien est un jeune homme d'aujourd'hui. Il a hérité à vingt-quatre ans l'appartement de sa marraine à Passy. A décroché son premier emploi. S'est acheté des meubles sur Internet. S'est filmé en train de poser son parquet. Un beau début dans la vie, une vie qui n'a cependant de valeur que dans le virtuel. Pour lui comme pour ceux qu'il fréquente, c'est sur ShowYou, le réseau social le plus fréquenté au monde, qu'on s'exprime, qu'on existe et qu'on se montre sous son meilleur jour. Mieux, qu'on gagne le respect de ses supérieurs hiérarchiques. Il rencontre au même moment Anne-Laure, dite « Al », étudiante à la Sorbonne, et les membres farfelus de son groupe de rock. Aucun d'entre eux ne possède de compte utilisateur sur ShowYou. Un monde existerait donc, en dehors d'Internet. C'est de ce monde, en plus d'Anne-Laure, dont le narrateur tombe amoureux. Un danseur androgyne, une blogueuse en colère, une vieille dame asociale et un écrivain obèse, miroir déformé du jeune homme dans sa solitude, animent également cette fable contemporaine où le divertissement à tout prix n'a pas raison de l'ennui, où celui qui assiste à la vie des autres ne domine pas forcément la sienne, où l'ennemi n'est pas celui qu'on croit.Enjoy est une peinture de la « Génération Y », la net generation, jamais loin de ses écrans de contrôle, mais qui le perd, sincère à défaut d'être cynique, en proie au désoeuvrement dans l'enfer du voyeurisme. | |
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| | Portugal | | 22/09/2011 22:00:00 |
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| |  Quand un retour aux sources imprévu devient renaissance à soi-même.
Plus vraiment d'inspiration, plus d'envies et pas de projets, l'auteur de BD Simon Muchat végète doucement dans son boulot d'animateur scolaire, et exaspère Claire, sa compagne, qui le voudrait plus investi.
Invité à passer quelques jours au Portugal, dont sa famille est originaire et où il n'était plus allé depuis l'enfance, il va y découvrir une autre façon d'exister et d'être - et peut-être le début d'une nouvelle inspiration ?
Cyril Pedrosa nous livre un récit introspectif qui explore les plis et replis existentiels d'un quotidien sans histoire, devenu sans consistance et sans saveur. Le récit, aussi, d'une renaissance à soi, à travers la redécouverte d'un lieu d'enfance, noyé dans les brumes du souvenir. | |
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| | Pour en finir avec le cinéma | | 03/08/2011 22:00:00 |
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| |  Qu'est-ce que le cinéma ? Quel effet nous fait-il ? Pourquoi l'aimons-nous? Autant de questions auxquelles Blutch répond à sa manière – profonde, humble et réfléchie –, puisant dans sa prodigieuse culture et, surtout, dans sa très grande science de raconteur de bande dessinée. Il évoque ainsi Burt Lancaster, Jean Gabin, Michel Piccoli, Luchino Visconti, Claudia Cardinale, Tarzan, Psychose... Tout autant essai graphique que bande dessinée ultime rêverie et fantasme sur l'autre art de la narration par l'image, Pour en finir avec le cinéma signe l'arrivée chez Dargaud d'un maître incontesté de la bande dessinée d'aujourd'hui. | |
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| | Les ignorants | | 25/01/2012 14:22:59 |
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| |  Un vigneron chez Jean-Pierre Gibrat ou chez Emmanuel Guibert, et un auteur de bande dessinée dans la vigne : mais qui sont-ils ? Deux ignorants ! Comment, pourquoi, et pour qui faire des livres ou du vin ? Les réponses à ces questions forment le récit vivant et joyeux d’une initiation croisée. Par un beau temps d’hiver, deux individus, bonnets sur la tête, sécateur en main, taillent une vigne. L’un a le geste et la parole assurés. L’autre, plus emprunté, regarde le premier, cherche à comprendre « ce qui relie ce type à sa vigne », et s’étonne de « la singulière fusion entre un individu et un morceau de rocher battu par les vents ». Le premier est vigneron, le second auteur de bandes dessinées. Pendant un an, Étienne Davodeau a goûté aux joies de la taille, du décavaillonnage, de la tonnellerie ou encore s’est interrogé sur la biodynamie.Richard Leroy, de son côté, a lu des bandes dessinées choisies par Étienne, a rencontré des auteurs, s’est rendu dans des festivals, est allé chez un imprimeur, s’est penché sur la planche à dessin d’Étienne... Étienne et Richard échangent leurs savoirs et savoir-faire, mettent en évidence les points que ces pratiques (artistiques et vigneronnes) peuvent avoir en commun ; et ils sont plus nombreux qu’on ne pourrait l’envisager de prime abord… | |
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| | Polina | | 11/01/2012 15:54:56 |
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| |  Très douée pour la danse, la petite Polina Oulinov est sélectionnée pour suivre les cours de Nikita Bojinski, un maître d’une exigence absolue, à la fois redouté et admiré. Au fil de son enseignement, qu’elle suit des années durant, Polina devenue jeune fille développe avec son mentor une relation complexe, entre antagonisme et soumission – et finit par le quitter pour explorer de nouvelles expériences artistiques, en toute indépendance. | |
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| | Nairobi | | 07/01/2012 23:44:45 |
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| |  La vie d'Anna a radicalement changé : exit la petite serveuse de Harlem, place à la belle comédienne sur le pont d'un paquebot à destination de l'Afrique ! Elle se découvre femme libre... heureuse... et amoureuse... Bientôt, c'est le continent noir qui l'accueille en son sein. Une terre généreuse, d'une beauté à couper le souffle... Anna se laisse bercer par l'immense espoir de retrouver son père. Pour ses compagnons de voyage, c'est la quête d'un autre père qui les anime : celui de l'humanité tout entière ! Un même souffle résonne au fond de leur coeur... Un appel...Celui des Origines. | |
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| | La traversée de la France à la nage | | 05/01/2012 00:13:19 |
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| |  Je m'arrêterai à nouveau, essoufflé, hébété peut-être, échoué sur la pierre froide d'un seuil qui traverse le lit en diagonale, en suggérant un gué : l'eau se faufilera entre des galets plus gros où elle rebondira dans une mousse claire. Elle retombera avec un tintement de fontaine, puis courra se glisser sous les vergnes couchés au bord de l'eau. Je n'aurai rencontré personne depuis mon départ, j'aurai seulement croisé des voitures et des tracteurs, et entendu des animaux : je resterai allongé un instant sur le ventre avant de repartir. J'écouterai l'eau couler, sonner, sauter sur les cailloux, répéter sans se lasser son cliquetis cristallin, incapable de me représenter ce qui m'attend, jusqu'où cette eau va me porter, et encore moins comment. Je n'aurai rien préparé, j'aurai froid, j'aurai seulement décidé de partir sans réfléchir, sous le seul prétexte d'avoir envie de voyager, et d'aimer nager dans l'eau. | |
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| | Habibi | | 11/01/2012 15:36:26 |
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| |  Vendue à un scribe alors qu’elle vient tout juste de quitter l’enfance, puis éduquée par celui-ci, une très jeune femme voit son mari assassiné sous ses yeux par des voleurs. Elle parvient pourtant à leur échapper et trouve refuge sur une improbable épave de bateau échoué en plein désert, en compagnie d’un enfant nommé Habibi. Ensemble, dans des décors souvent nimbés de magie, ils vont grandir et vivre leur vie au sein de cet étrange endroit, en s’efforçant autant que possible de se protéger de la violence et de la dureté du monde, au rythme des contes, histoires, mythes et légendes racontés par la jeune femme… Au fil de ce grand récit tour à tour onirique, érudit et sensuel, dans une capiteuse atmosphère orientale digne des Mille et Une Nuits, Craig Thompson livre un travail graphique d’une impressionnante sophistication, traversé par de multiples réminiscences issues des traditions sacrées chrétiennes et musulmanes. | |
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